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November 15, 2017

« Eh, Clark. Dis-moi quelque chose qui fait du bien. »

 

 

 Si le temps nous est compté…

 

Lou est une fille ordinaire qui mène une vie monotone dans un trou paumé de l’Angleterre dont elle n’est jamais sortie. Quand elle se retrouve au chômage, elle accepte un contrat de six mois pour tenir compagnie à un handicapé. Malgré l’accueil glacial qu’il lui réserve, Lou va découvrir en lui un jeune homme exceptionnel, brillant dans les affaires, accro aux sensations fortes et voyageur invétéré. Mais depuis l’accident qui l’a rendu tétraplégique, Will veut mettre fin à ses jours. Lou n’a que quelques mois pour le faire changer d’avis.

C’est plutôt rare mais, cette fois, j’ai regardé le film avant de lire le livre. Je savais donc à peu près à quoi m’attendre sachant qu’on m’avait dit que le film était fidèle. Mais tout de même, je ne m’attendais pas à ressentir autant d’émotions.

 

Un style et une intrigue simples mais efficaces

 

Tout d’abord, le style d’écriture m’a beaucoup plu. Très simple mais pourtant très prenant. L’intrigue également n’est pas mal du tout. C’est quelque chose d’assez simple, pas de complication, on suit Lou dans sa petite vie, ce qui en apparence peut paraître pas très passionnant mais pourtant, c’est avec beaucoup d’émotion que j’ai lu ce livre.

 

Will et Lou, deux personnages à l’opposé l’un de l’autre

 

 

En même temps que Lou, on fait la connaissance de Will Traynor, un homme condamné à être paralysé jusqu’à la fin de sa vie. Il paraît au premier abord comme quelqu’un de froid et d’agressif. Clairement, c’est quelqu’un d’exécrable, surtout envers Lou qui est la joie de vivre incarnée. C’est une jeune femme douce et bienveillante, serviable, qui ne cherche qu’à aider sa famille à joindre les deux bouts. Tout le monde compte sur elle, c’est elle qui fait tous les sacrifices. Et pourtant, il arrive à se montrer désagréable avec elle alors qu’elle fait de son mieux. Mais peu à peu, on se rend compte que certaines de ses raisons sont en quelque sorte excusable.

 

Une condition difficile à vivre

 

On peut comprendre qu’il en a marre qu’on le prenne en pitié, qu’on lui laisse tout passer simplement parce qu’il est coincé dans une chaise roulante. Du coup, il la pousse à bout, il tente de la faire réagir à sa manière, sans doute de manière inconsciente. Et, surprise, elle lui rend la monnaie de sa pièce. Contrairement à tous les autres, elle finit par lui dire ce qu’elle pense réellement de lui et impose des limites. C’est à partir de là qu’il commence à lui montrer du respect et à s’intéresser à elle. J’ai trouvé cela vraiment très réaliste et authentique. Certains handicapés n’ont pas envie d’être chouchoutés simplement parce qu’ils sont handicapés. Ils ont envie qu’on les considère comme des gens tout à fait normaux dotés eux aussi du même cerveau que les gens qui n’ont pas de handicap physique. Du coup, ils utilisent la provocation pour faire réagir les gens. C’est un mécanisme de défense comme un autre.

 

Une vie de famille difficile

 

Pour en revenir à Lou et Will, ils finissent par se lier l’un à l’autre, par développer une belle amitié voire un peu plus que cela. On s’attache de plus en plus à la petite Louisa, qui n’a clairement pas une vie de famille facile. Personnellement, j’ai trouvé sa famille un peu injuste envers elle. Elle est sans cesse le sujet des moqueries au point où s’en est devenu une habitude pour elle et qu’elle assimile ce qu’on lui dit comme vrai. Je me suis beaucoup identifiée à elle pour le coup. J’ai retrouvé beaucoup de facettes en moi dans son personnage.

 

Trish, une sœur égoïste

 

Celle que j’ai le moins apprécié, c’est sa sœur. Je l’ai trouvé trop égoïste, trop condescendante avec tout le monde. Pour elle, parce qu’elle est soit disant plus intelligente que le reste de la famille, tout lui ai dû. Alors qu’au fond, c’est Lou qui sauve sa famille, c’est elle qui les porte sur ses épaules, qui fait les sacrifices pour que sa petite sœur puisse vivre sa vie comme elle l’entend. J’ai trouvé cela profondément injuste. D’ailleurs, j’ai beaucoup aimé le fait que Will essaye de la faire changer d’avis sur sa propre image, qu’il lui ouvre les yeux sur d’autres horizons et qu’il lui fasse comprendre que sa vie n’est pas réduite qu’à cela, qu’elle peut et qu’elle est capable de faire tellement d’autres belles choses.

 

Un message plein d’espoir

 

C’est un très beau message d’espoir que l’on devrait offrir à tout le monde. Chaque personne devrait pouvoir faire ce dont elle rêve, devrait pouvoir travailler pour ce qu’elle aime, et non pas par obligation. On n’a pas tous la même intelligence ni la même ambition mais cela ne veut pas dire que certains sont supérieurs à d’autres. Nous sommes tous différents, nous souhaitons tous quelque chose de différent et l’on devrait tous avoir ce que l’on souhaite.

 

La vie ou la mort ?

 

Mais le message principal de ce livre, c’est la vie. D’un côté, nous avons Lou, qui représente la beauté de la vie, la joie, l’ambition. Nous devons tous faire en sorte de vivre une belle vie bien remplie que l’on ne regrettera jamais. 

En revanche, d’un autre côté, nous avons Will qui représente le choix de vouloir y mettre fin. C’est le thème central de ce livre. Devons-nous condamné les personnes handicapées à vouloir mettre fin à leurs jours ? Dit comme cela, la réponse paraît évidente, la première à laquelle on pense c’est « non, bien sûr que non, ça ne se fait pas ! ».

Mais pourtant, quand on voit Will, quand on voit sa douleur, son désespoir, son malheur profond, on ne peut que remettre en cause notre jugement. Qui pourrait arriver à vivre sa vie dans un fauteuil, à ne pas pouvoir ne serait-ce que de lever le petit doigt alors que vous avez passé votre jeunesse à escalader des montagnes et à voyager, à vous dépasser physiquement ? Qui pourrait arriver à vivre en voyant les gens décider de ce qui est bien pour vous ou non sans même prendre la peine de vous adresser la parole alors qu’avant, vous avez passé votre vie à débattre et à négocier, à être respecter pour votre intelligence et votre répartie ? C’est une torture constante, un rappel éternel de ce que vous avez perdu, sans oublier la douleur physique interminable.

Il ne supporte plus ni sa condition ni sa propre personne. Il en est venu, lui si fier de ce qu’il était, à se détester profondément. C’est triste et tellement injuste, mais c’est également la réalité. Il ne supporte plus cela, alors qui somme nous, pour juger ou non de son droit à vouloir tout arrêter ? Telle est la question centrale de ce livre. Et j’ai trouvé que l’auteure nous montrait les deux côtés, aux arguments tous deux défendables, à la perfection. Je vous avoue que je ne m’étais jamais vraiment arrêter sur cette question, et ce livre m’a pousser à y réfléchir. Et l’on s’aperçoit à quel point l’avis des principaux intéressés n’est presque jamais pris en compte. Dès qu’il s’agit de quelqu’un avec l’étiquette « handicapé », on a tendance à y assimiler la fragilité et l’incapacité à l’objectivité. Pourtant, s’il y a bien des gens bien placé pour savoir ce qui est le mieux pour les handicapés, ce sont bien eux.

 

Une histoire triste et injuste

 

 

J’ai donc trouvé cette histoire profondément triste et injuste. Lou n’a eu que moins de six mois pour prouver à Will que la vie méritait d’être vécue, que la vie était belle alors que cela était trop tard. Il avait trop souffert, il avait trop vu, trop entendu pour supporter cela et accepter sa condition. J’ai donc compris le choix de Will, mais j’ai également compris les sentiments de Lou. Elle a tout tenté, elle s’est donné corps et âme à cette « mission », et pourtant il l’a rejeté.

Et elle se sent également seule car on ne la soutient pas tant que cela. La mère de Will est totalement dépassée, elle est à bout et désespérée. Je comprends ce qu’elle a pu vivre, tous ses efforts pour tenter de rendre heureux son fils n’ont aboutis à rien et, pour la première fois, elle ne contrôle et ne comprend pas la situation. Elle est également méfiante en ce qui concerne Lou, elle a peur de se faire avoir et de gâcher sa dernière chance de sauver son fils.

Vient ensuite le père de Will. Il n’est quasiment jamais présent. Il est là mais sans être vraiment là. Il ne cherche pas spécialement de solution, il ne fait que réfléchir à celles qui sont proposées. Je l’ai trouvé tout de même assez détaché face à la condition de son fils même s’il vient le voir de temps en temps.

 

Nathan, un allié inestimable

 

Le meilleur soutien que Lou peut avoir, c’est Nathan, le kiné. J’ai beaucoup aimé ce personnage, notamment parce que c’est tout d’abord le seul qui a réussi à gagner le respect de Will. C’est quelqu’un de naturel, de simple, qui ne fait pas de courbettes ni rien. Il discute avec Will comme quelqu’un de normal. Vous allez me dire « bah oui c’est normal, ça fait deux ans qu’ils travaillent ensemble et c’est son job », mais il n’empêche que l’entourage de Will n’a jamais su comment se comporter avec lui et, le seul qui ai réussi, c’est Nathan. Même les autres employés de l’agence n’arrivent pas à se comporter comme il le faut avec Will. Nathan est également quelqu’un de sincère, qui n’hésite pas à dire ce qu’il pense. Il aide Lou autant qu’il peut et c’est un véritable soutien et ami pour les deux personnages principaux.

 

Un combat pour le bonheur

 

 

Lou tente donc tout ce qu’elle peut pour aider Will à retrouver goût à la vie. Elle a vraiment de super idées, même si parfois, c’est un peu raté. J’ai adoré le moment du concert, notamment quand ils sont rentrés, ce moment à deux dans la voiture. J’ai aussi beaucoup aimé le mariage, j’ai trouvé que Will réagissait très bien et c’était franchement agréable de les voir s’amuser tous les deux, de s’ouvrir l’un à l’autre. De plus, j’ai bien aimé le personnage de Mary qui m’a bien fait rire. Cela m’a fait plaisir de voir que quelqu’un parlait à Will comme à n’importe qui d’autre et qu’elle n’avait pas de regard différent sur lui. Et puis bien sûr, le voyage. Même s’il finit sur une note moins joyeuse, j’ai vraiment beaucoup aimé les suivre dans ce petit paradis sur terre. On les voit enfin vraiment heureux et passer du bon temps, même Nathan et ce n’est que du pur bonheur.

 

Une fin dévastatrice

 

En revanche, la fin m’a anéantie. J’ai pleuré pendant à peu près les cent dernières pages. Ce livre m’a profondément bouleversé. C’est donc vraiment un livre que je recommande même si toutefois, faites attention si vous avez le cœur fragile, il risque d’être brisé.